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Un peu d’histoire

L’Histoire Vinonnaise

Différents ouvrages concernent l’histoire de Vinon sur Verdon. Consultez la liste des ouvrages.

Les premiers habitants apparaissent à l’époque de la Préhistoire. Plus tard, les Romains, à leur tour séduits par cet environnement, s’y établissent (IV°et VI° siècle). Des vestiges d’habitations confirment cette occupation. Nous ne savons que peu de choses de l’occupation romaine si ce n’est une véritable dévotion des Romains au Verdon.

L’implantation romaine a légué une remarquable mosaïque « les 3 grâces et Bacchus » composée d’inscriptions et de personnages. Elle fut est découverte en 1859 sur le Domaine de Pèbre.

Un peu d'histoire Mosaique de Pèbre image

Mosaique de Pèbre

Cette fresque, restaurée en 2014, est aujourd’hui exposée à Manosque depuis avril 2015 dans la salle du Conseil de l’Hôtel de Ville, où elle est désormais visible par tous. Une copie de cette fresque orne un des murs de la médiathèque de Vinon-sur-Verdon.

Une inscription latine visible au bas du panneau n’est que le tiers d’un vers distique de Martial, poète du Ier siècle dont la traduction pourrait être : « Toi qui fronces le sourcil et ne lis pas ceci de bonne grâce, puisses-tu, affreux jaloux, porter envie à tout le monde et que personne ne t’envie. »

Le tableau se décompose en 3 panneaux :

  • Sur le panneau de gauche, on aperçoit Bacchus, dieu romain de la vigne, de la fête et du vin, appuyé sur un bâton entouré de feuilles de vigne (une thyrse). À ses côtés se tient Ikarios qui tient contre lui des grappes de raisin. D’après le mythe, Ikarios était un cultivateur simple et pauvre qui accueillit sans le savoir, Bacchus dans sa maison. Le dieu, pour le remercier, lui donna la première vigne.

  • Le panneau central représente au centre les « Trois Grâces » divinités symbolisant la séduction, la beauté et la nature. Seule la représentation de l’une d’entre elles est bien conservée. Elle porte un simple bandeau sur la poitrine et est parée de bijoux.

  • Le panneau de droite est orné de deux personnages vêtus comme des paysans, l’un portant un « galerus » rond ; ils discutent en montrant du doigt un bouc qui broute une vigne haute. Il s’agit d’Ikarios désignant à un compagnon le bouc sacrilège à sacrifier à Bacchus.

Le Pont de Vinon

Vue aérienne d'époque

Vue aérienne d’époque

Le 15 décembre 1591, Vinon connait la plus importante bataille de son histoire où le Général du Roi de France LA VALETTE vainquit le Duc de Savoie qui avait l’ambition de s’emparer de la Provence.

Le premier pont qui relie les deux rives est construit en 1787, remplaçant alors le gué et la barque qui assuraient jusque là la liaison avec la Haute-Provence. Ce pont à 3 arches sépare alors le vieux village de la nouvelle cité appelée communément « Le Hameau » qui a pris le nom de quartier Saint-André, menant vers le Moulin de Saint-André. Bombardé le 15 août 1944 durant la seconde guerre mondiale, le pont de Vinon-sur-Verdon (depuis nommé « Pont du 15 août 1944 ») a été reconstruit après la guerre.

C’est en 1947 que la commune dénommée Vinon est devenue officiellement « Vinon-sur-Verdon« , symbolisant ainsi l’importance de cette splendide rivière qui traverse le village. Au fil des siècles, Vinon-sur-Verdon s’investit dans la maîtrise du Verdon, rivière impétueuse, en l’endiguant pour éviter les inondations et cultiver les terres fertiles. Cette rivière contribue aussi au développement économique du village. Trois moulins utilisent l’eau comme énergie, ce qui permet également l’irrigation des terres agricoles aux alentours du village. Patrimoine incontournable de notre Village : la Transhumance

Lors des grandes transhumances des siècles derniers, bergers et troupeaux de la Crau s’arrêtaient volontiers à Vinon, pour une halte sur la grande place. Les propriétaires des troupeaux de la ville d’Arles s’inquiètent alors des troupeaux parqués au soleil, et font planter des platanes afin que leurs bêtes soient à l’ombre.

Depuis, ces platanes majestueux habillent de leur splendide verdure la place centrale du village où toutes les générations se retrouvent pour s’y détendre et disputer des parties de boules passionnées, ponctuées d’expressions verbales typiquement provençales. Le Cours ombragé accueille également le marché provençal tous les dimanches matin, d’où s’exhalent toutes les senteurs de la Provence.

Place du village : le Cours

place-du-village

Place du village

Le vieux village typiquement provençal, possède de vieilles ruelles, voutées par endroit.

En haut de ses ruelles et surplombant le village, se trouve l’église Notre Dame de l’Assomption. Restaurée au XIXème siècle et à nouveau il y a quelques années après un incendie criminel, elle est construite à l’emplacement de l’ancienne église paroissiale du XIIème siècle. Chaque 15 août, l’Assomption de la Vierge Marie y est fêtée. A l’intérieur plusieurs retables, reliquaires, tableaux et statues sont inscrits à l’Inventaire des Monuments Historiques, dont l’unique statue de Notre Dame de La Durance (Vierge à l’enfant assise). Parmi les œuvres classées datant du XVIIIème, le retable et tableau de la Sainte Famille, le tableau de la crucifixion et des âmes du Purgatoire. Un triptyque de l’école de Bréa (Vierge à l’enfant entourée de St Jean Baptiste) est une œuvre classée du XVème siècle.

L ’édifice a deux nefs : La nef principale, celle de la Chapelle du 15ème siècle, se termine par une abside romane. L’autre nef qui est un bas-côté a été rajoutée au 17ème siècle pour l’agrandir.

La tour de l’horloge du XVIIème siècle, porte un campanile du XVIIIème. Elle a été entièrement restaurée et ses abords ont été aménagés. Une nouvelle cloche a été installée en juillet 1993. Elle pèse 190 kg et sonne le « ré ». Elle n’est pas baptisée, car son usage n’est pas religieux, mais sa devise est : « Dans la joie ou dans la peine, ma voix sera toujours messagère de l’espérance »

Campanile de la Tour de l’horloge

un peu d'hisoire CAMPANILE

Le CAMPANILE

Les deux lavoirs de Vinon-sur-Verdon ont été réhabilités en 1990.
Le premier est sur la route de Trans
. A la fin du XIXème siècle, les habitants s’installèrent peu à peu sur les terres reprises à la rivière (après les travaux d’endiguement), en contrebas du village. Le nouveau quartier, autour des allées de platanes, pris le nom de « Cours » et son développement entraîna la construction d’un lavoir en

1856. Après l’adduction d’eau directe, il fût peu à peu abandonné puis comblé de terre. Dégagé en 1996, il a retrouvé sa forme initiale, témoin d’une époque. Le second se situe dans le vieux village à Fontaine Vieille. A proximité de la route et des auberges qui la bordaient, entre le village et les jardins, la Fontaine Vieille alimentait en eau de source les habitants et les voyageurs mais aussi les troupeaux pour lesquels Vinon était une halte traditionnelle lors de la transhumance. La source, protégée par une voûte, jaillit au pied du village, juste à côté du lavoir. On utilise au maximum son eau abondante. Elle remplit d’abord les abreuvoirs et le vaste lavoir ainsi qu’un petit bassin, avant de servir à l’irrigation des plantes en contrebas.

Le Jumelage : Vinon-sur-Verdon est jumelée avec Capriata d’Orba depuis 1997. Le jumelage est actif et les 2 villages se rencontrent tous les ans dans les villages respectifs. La commune et le comité de jumelage (association loi 1901 qui gère les échanges) travaillent conjointement pour organiser ces rencontres.

Plaque Jumelage entre Capriata d’Orba et Vinon-sur-Verdon le 6 juillet 1997